Mercredi 18 février 2009

Le Yoyo, c'est exactement ce que je suis en ce moment...
Un vrai yoyo du moral.
Non pas que certaines fois je vais hyper bien, non ! Mais certaines fois je pense un peu plus positivement quand même. Et après c'est la cata. Ou l'inverse d'ailleurs.
Il y a 2h je me disais "allez ce n'est pas grave ne lui fais pas la gueule pour ça" puis il est arrivé en face de moi et je n'ai pas pu m'empêcher de faire ma mauvaise tête. Tout en gardant un air fier. Genre la fille méchante par excellence. Celle que personne n'aurait envie d'avoir pour copine. Celle qui prend son air détaché. Mais au fond on doit bien se dire qu'il y a un problème chez elle. Mais lequel ? C'est fatiguant de toujours devoir gérer les humeurs des autres... Je dois donc être super fatiguante. Je ne sais pas comment il me supporte finalement. Parce que oui juste après qu'il est fermé la porte, voilà que j'éclate en sanglot comme une débile. Pour quoi ? Je ne sais pas ! Enfin si, pour tout. Je le déteste. Il s'en fou de moi. Il est vraiment trop nul. Il m'a demandé de vivre avec lui mais, c'est ça pour lui vivre ensemble ? On est ensemble sans être ensemble en fait j'ai l'impression. J'suis même prête à lui dire tout ça. Lui dire que je ne veux plus être chez lui. Que je vais retourner chez mes parents. Qu'il a intérêt à bien réfléchir. Que là j'arrive vraiment au dernier stade du ras-le-bol. 1h30 de crise pour moi-même. A me défigurer à force de me frotter les yeux. A me baisser le moral encore plus à force de le descendre comme ça. Et puis hop, c'est comme si l'orage était passé. Une petite voix me dit "allez ne gâche pas tout" et j'essuie mes larmes et me remotive. Me dis que j'ai pleins de choses à faire plutôt que de rester devant la télé à pleurer comme une madeleine. Que c'est vraiment ridicule d'être encore comme ça quand il va rentrer. Que lui au fond, il n'y est pour rien. Même si on n'a pas vraiment la même notion des choses. Si j'suis avec lui, j'suis censée l'accepter, non ? Mais bon l'orage ça laisse des traces quand même alors j'me sens bizarre. Comme si j'étais une autre moi. Genre un peu à l'extérieur de mon coprs en train d'observer tout ça et ne pas vraiment savoir quoi en penser.
En fait je ne sais pas si je dois lui faire la gueule ou pas. Si c'est justifié ou pas. Si ça arrangerait les choses ou pas. Si ça les empirerait ou pas ?
Je ne sais pas non plus si je dois lui dire tout ça ou pas ? Déjà je sais que je n'arriverais pas à dire vraiment tout ce que j'ai sur le coeur. Ensuite je ne veux pas qu'il ait l'impression de devoir traîner un boulet derrière lui. Un boulet qui ne va pas bien et qui donc est lourd à traîner. Surtout que je sais qu'il va essayer de faire le garçon modèle. Le chéri modèle même. Je vais être bien une soirée, voire une journée. Et puis il y aura un tout petit truc et j'aurais l'impression qu'il a vraiment fait ça uniquement pour moi, pour me faire aller mieux, mais qu'au fond c'était pas du tout naturel, c'était pour gagner mon sourire et donc sa paix.
Bref... finalement ça ne va pas !

Par Marinette
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Jeudi 5 février 2009
Alors voilà j'ai un grave problème. Je ne sais pas si le terme "sentiment d'abandon" est vraiment exact mais j'ai comme une "dépendance" envers Mr MonChéri. Et c'est assez difficile à gérer. En effet, ma vie est comme régie par la sienne. Vous connaissez certainement le fait de ne pas vouloir prévoir une sortie sans savoir à l'avance le programme de l'autre parce qu'on ne sait jamais, si c'est le jour justement où l'autre est dispo pour nous...
Alors au début d'une relation, ça va... c'est peut être même un peu normal, parce que tout est beau, tout est nouveau, qu'on a envie d'en profiter au maximum. Mais au bout d'un moment il faut quand même savoir vivre pour soi, non ?

Ce sentiment avait disparu. J'avais réussi à m'en défaire. En fait pour tout vous dire, Mr MonChéri et moi on s'est séparés après être restés ensemble 3 ans. La séparation a duré 1 an 1/2 et nous revoilà ensemble depuis bientôt 2 ans. Du coup au début de cette nouvelle histoire j'ai cru avoir grandi. Être capable de revenir avec lui sans souffrir comme avant, sans me gâcher la vie toute seule. Et ça a plutôt bien marché. Peut-être aussi que j'avais en quelque sorte perdu mes sentiments pour lui ? Que j'étais donc naturellement plus distante ? Et que je voulais me protéger et me montrais donc plus distante pour que ce soit lui qui s'accroche avant moi ? Je ne sais pas. Toujours est-il que j'ai vécu loin de lui (3 mois en Italie pour moi, puis 3 mois à Londres pour lui, puis 5 mois à New York pour moi) relativement facilement par rapport à l'état dans lequel j'aurais pu être auparavant.
Mais voilà que depuis quelques temps, tout revient. Je me remets à surveiller et attendre le moindre signe de présence qu'il puisse me faire. Et pourtant on vit aux 3/4 du temps ensemble maintenant. Alors ma vie n'est pas très remplie en ce moment, du coup le soir je me mets à attendre qu'il arrive, à surveiller le moindre bruit dans l'immeuble - je suis même capable de reconnaître ses pas. Bref je perds mon temps parce que je pourrais faire autre chose, ne pas penser et me demander quand est-ce qu'il va enfin arriver. Au lieu de ça, je me bloque. Et je pense que ça me bouffe un peu le moral aussi. Mais ce n'est pas le pire.

Je suis du genre à avoir des amis. Des amis qui sont les miens et que j'apprécie de voir sans que Mr MonChéri soit là. Pourquoi ? Déjà parce que des fois j'ai besoin de parler de lui / nous et donc d'être libre pour ça. Aussi parce qu'une soirée entre filles c'est différent. Des fois pour tester s'il est jaloux ? Et tout simplement parce qu'il n'aurait pas sa place à un dîner où je suis en tête à tête avec un copain (en tout bien tout honneur bien sûr). Et puis aussi parce que certaines des soirées l'emmerderaient plus qu'autre chose, et il le montre ouvertement alors voilà... je sors seule ! Et même si parfois j'aimerai qu'il soit là, d'autre fois je suis bien contente d'être seule. ça ne me pose pas de problème. Je ne me sens pas coupable ni rien de lui annoncer que je sors.

Mais le problème est que dans le sens inverse... et bien comme vous l'avez deviné, ça me bouffe totalement ! Par exemple il vient de me dire "Tu fais quoi demain ? Tu rentres chez tes parents ?" "Je ne sais pas pourquoi ?" "Benh je ne serai pas là". Et voilà... ma soirée est gâchée ! J'ai presque eu les larmes qui sont montées. Alors oui cette semaine je suis TRES sensible. Mais il n'y a pas que ça. ça me fait toujours quelque chose lorsqu'il me fait ce genre d'annonce. Et je ne sais pas pourquoi. Je suis peut-être jalouse et inquiète ? Je ne lui fais peut-être pas confiance ? Mais... le pire c'est que même lorsqu'il m'annonce devoir travailler avec son père pendant une journée, j'ai le même sentiment. Du genre "Et moi je vais être toute seule pendant ce temps".
Et je n'arrive pas à me séparer de cette réaction... En plus je ne veux pas qu'il se sente bloqué, responsable de moi etc alors j'évite de trop lui montrer, comme ce soir : je me suis réfugiée dans la chambre devant le pc quelques minutes après l'annonce, au lieu de rester à côté de lui à faire la gueule et qu'il s'en rende compte... Donc il ne le sait pas. Mais du coup, je me gâche la vie toute seule !
Par Marinette
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Dimanche 1 février 2009
Et oui, ça arrive...
Tout ne peut pas toujours être rose. Tout ne peut pas toujours être beau.
Y'a des jours comme ça...
Et parfois ça fait du bien de l'écrire, de le dire.
Alors voilà, un nouveau blog spécialement dédié à mes Etats d'âme. On va voir si je m'y tiens. Mais ce soir le besoin d'écrire se fait sentir. Et en y réfléchissant, je crois en avoir toujours eu besoin. Pour moi-même c'est sûr. Seulement, aujourd'hui, écrire dans un cahier... ce n'est presque plus d'actualité ! Et j'en ai déjà rempli tellement il y a quelques années... ça va finir par s'entasser. Mais en même temps je ne peux pas les jeter. Ici, ça prendra moins de place, moins de poids. Et peut-être que moi aussi j'aurais moins de poids -sur le coeur - par la même occasion.

Alors pourquoi ce titre pour un premier article ? Ce n'est pas très inspirant peut-être... Seulement c'est cet état précis qui me pousse à écrire. Quand tout va bien, j'en ressens - logiquement - moins le besoin. Besoin de mettre des mots sur ce que je ressens. Besoin de me dire que tout ça est bien ridicule, peut-être, parce qu'au fond, la raison principale de mon "mal être", je le sais, est très certainement ridicule ! C'est moi qui doit être ridicule d'ailleurs. Me gâcher la vie avec des pensées qui ne riment à rien... Mais qu'y voulez-vous ? J'ai réussi à un moment à  m'en débarrasser, et puis finalement, elles m'ont rattrapées !

Alors si je devais trouver une raison, pour aujourd'hui, je dirais que j'en ai ras-le-bol de ma situation actuelle. Recherche d'emploi... Ah ça oui les jeunes diplômés c'est tout ce que recherche une entreprise. On m'a toujours promis de n'avoir aucune difficulté à trouver du boulot en sortie d'école. Et voilà le résultat... Je suis là... Et j'attends. Depuis fin septembre maintenant. Alors oui ce n'est pas la bonne période. Mon CV n'y est pour rien. Je n'y suis pour rien. Mais ça commence quand même à faire long. Oui j'envoie des CV tous les jours, oui j'écris de jolis lettres de motivation. Oui je m'inscris sur tout un tas de sites de recherche d'emploi. Mais non, je ne trouve pas. Et non, je n'ai rien à faire. Et croyez-moi... Une journée sans rien faire, c'est long... Alors imaginez une semaine, puis un mois, puis 4 mois...
Alors qu'est-ce que je croyais ? Que ça allait me tomber tout cuit comme ça ? Non bien sûr, mais quand même... pas aussi longtemps sans même l'ombre d'un espoir ! Le début a été difficile. La situation était étrange. Me retrouver comme ça sans rien faire, avec tout le monde si occupé autour de moi. J'suis devenue plus sensible. Plus irritante. Jusqu'au jour où Mr MonChéri m'a balancé dans la gueule que c'est lui qui "devait supporter [ma] pseudo dépression à cause du boulot". "Pseudo dépression" ? Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Moi qui avait pourtant l'impression de ne rien répercuter sur lui et d'être même plutôt très gentille face à son manque de présence totale... (même s'il n'était pour rien dans ce manque de présence). Enfin, ça m'a tout de même fait un électro-choc. Après la phase de rage intérieure envers lui... j'ai décidé de faire encore plus d'efforts. d'avoir l'air "heureuse" et je crois y être parvenue. ça a continué à me trotter dans la tête avec des idées telles que "je ne sers vraiment à rien" mais j'ai évité de le montrer et peut-être que je m'en suis mieux portée. Certaines semaines c'est très facile, ça passe relativement vite, je suis presque vraiment bien - même si trouver un boulot reste tout le temps mon objectif n°1 et la conversation n°1 à chaque fois que je vois quelqu'un. D'autres semaines c'est très difficile. Dès le lundi matin 10h, toutes les offres du jour lues et répondues, je tourne déjà en rond. Avec en plus dans la tête le fait qu'on ne soit QUE lundi...
Et puis... le temps passe...
Mais là, le temps se fait très long ! Je n'en peux plus. M'asseoir devant mon bureau et me dire "bon et maintenant, qu'est-ce que je pourrais bien faire ?" Dire bonjour avec le sourire. Vivre avec le sourire. Et ne rien dire à personne.

Seulement au fond, le problème n'est même pas là... Enfin, je ne sais pas... J'ai la fâcheuse habitude - celle que j'avais pourtant réussie à perdre - à chercher des problèmes là où il n'y en a pas. Je ne me sens pas heureuse dans ma vie. C'est dit. Et j'ai l'impression qu'il s'en fou. Et ça me bouffe...
Par Marinette
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